Le saviez-vous?

Quelques faits intéressants sur la guerre de 1812 :

Construire l’identité du Canada

  • La commémoration de la guerre de 1812 est un jalon important vers le 150e anniversaire de la Confédération du Canada qui aura lieu en 2017.
  • Le Canada n’existerait pas si l’invasion américaine de 1812-1815 avait réussi.
  • La fin de la guerre a jeté les bases pour la Confédération et l'émergence du Canada comme une nation libre et indépendante.
  • Sous la Couronne, la société du Canada a conservé sa diversité linguistique et ethnique, contrairement à la plus grande conformité exigée par la république américaine.

Établir les frontières de l’Amérique du Nord

  • Le Traité de Gand a permis de définir les frontières entre l’Amérique du Nord britannique (Canada) et les États-Unis selon leur délimitation de 1811. À la suite de ce traité, une commission mixte Grande-Bretagne-États-Unis a été mise sur pied pour confirmer le tracé de la frontière entre le Canada et les États-Unis au cours des années qui ont suivi la guerre. Cette frontière entre voisins est désormais la plus longue frontière non défendue au monde.

Bâtir une relation nord-américaine pacifique

  • La fin de la guerre a marqué le début de deux siècles de relations pacifiques, d’une coopération étroite et de l’amitié entre le Canada et les États-Unis.

Héritages historiques

  • La guerre s’est avérée être un important chapitre de l’histoire militaire du Canada. L’origine de nombreux régiments de réserve modernes en Ontario, au Québec et en Atlantique, remonte d’ailleurs à ce conflit.
  • Le canal Rideau a été construit après la guerre, en tant que route d’approvisionnement militaire reliant la rivière des Outaouais à Kingston, offrant ainsi une voie plus sécuritaire pour transporter les troupes et l’approvisionnement depuis Montréal jusqu’aux forts et aux quais du Haut-Canada.

Personnages importants

  • Laura Secord n’a jamais confectionné de chocolat. Elle fut une héroïne de la guerre de 1812. Elle a averti les Britanniques d’une attaque américaine imminente, ce qui a permis aux forces britanniques et des Premières Nations de remporter la victoire lors de la bataille de Beaver Dams, au cours de laquelle près de 500 soldats américains ont été faits prisonniers.
  • Même si Laura Secord est l’héroïne féminine la plus connue de la guerre, de nombreuses autres femmes ont risqué leur vie pour aider la cause britannique.
  • On peut voir au Monument aux Valeureux, situé sur la place de la Confédération à Ottawa, des statues du major-général Sir Isaac Brock, du lieutenant-colonel Charles-Michel d’Irumberry de Sallaberry et de Laura Secord, toutes des figures canadiennes marquantes de la guerre de 1812.
  • Le major-général Sir Isaac Brock a reçu l’Ordre du bain pour avoir capturé Détroit, mais il est mort dans la bataille de Queenston Heights avant de savoir qu’on lui avait décerné cet honneur.
  • Bien que Tecumseh soit le chef autochtone le plus connu de la guerre de 1812, le chef de guerre mohawk John Norton a commandé plus de guerriers dans la bataille.

Conséquences économiques

  • Tout au long de la guerre de 1812, de nombreuses chaloupes canonnières et de gros navires de guerre ont été construits au chantier maritime de Kingston, une importante installation britannique servant à la construction de navires de guerre sur le lac Ontario. Il y avait d’autres chantiers maritimes à York (Toronto), à Amherstburg dans le Haut-Canada, et à l’Île-aux-Noix sur la rivière Richelieu dans le Bas-Canada.
  • Pendant la guerre, les Britanniques et les Américains publiaient des « lettres de marque » qui permettaient aux propriétaires de bateaux de devenir corsaires et d’attaquer les navires commerciaux de l’ennemi. De nombreux propriétaires de bateaux ont fait fortune en vendant les navires et les cargaisons qu’ils avaient capturés.

Autres faits intéressants

  • Les Britanniques ont choisi délibérément d’habiller leurs soldats avec des manteaux rouges afin qu’ils puissent être vus de loin par l’ennemi. Les forces ennemies devaient attendre que les manteaux rouges soient à une distance de 100 mètres avant de tirer sur eux étant donné le manque de précision des armes de l’époque. N’ayant reçu aucune formation militaire, les ennemis ont été intimidés par les manteaux rouges qui avançaient, surestimant ainsi l’importance de la force britannique en progression.
  • De nombreux miliciens du Haut-Canada qui ont contribué à contrer les invasions américaines étaient de récents immigrants américains s’étant établis dans le Haut-Canada.
  • Au Bas-Canada (Québec), la milice canadienne-française a joué un rôle essentiel dans la défense du Canada contre l'invasion – plus particulièrement lors des batailles de la ferme Crysler et de Châteauguay, où les forces américaines supérieures en nombre ont été défaites et où la prise de Montréal fut empêchée.
  • Sans l'alliance avec les Premières nations pendant la guerre, la défense du Canada n'aurait probablement pas été un succès. Les Premières nations ont joué un rôle déterminant dans de nombreuses victoires importantes dont Michillimakinac, Détroit, Queenston Heights, Beaver Dams, Châteauguay et Crysler Farm.
  • Au Canada, plusieurs volontaires noirs ont combattu dans la défense du Canada, craignant que les envahisseurs américains les retournent à l'esclavage. « Coloured Corps » a été une unité notable qui a combattu aux hauteurs de Queenston et a été partiellement constituée de personnes qui avaient échappé à l'esclavage aux États-Unis.
  • On doit la victoire contre l’invasion américaine aux efforts concertés déployés par l’armée et la marine britanniques, les miliciens volontaires francophones et anglophones ainsi que les alliés des Premières nations.
  • Le Traité de Gand n’a pas immédiatement mis fin à la guerre. Il n’est entré en vigueur qu’une fois ratifié. En raison des délais occasionnés par les communications outre-mer qui étaient transmises par bateau, il a fallu plusieurs semaines pour que le document atteigne les États-Unis, où il a été ratifié le 16 février. Il est entré en vigueur le 18 février 1815. Pendant ce temps, des batailles ont été livrées à La Nouvelle-Orléans et à Fort Bowyer (Alabama).
  • Durant la Guerre de 1812, il n'y avait aucun anesthésiant. Les soldats blessés durant la bataille devaient souvent se faire amputer un bras ou une jambe à froid, solidement tenus, pendant que le chirurgien faisait son travail à coup de scies et de couteaux. Pour empêcher les hommes de se mordre la langue de douleur, on leur donnait une balle de plomb à serrer entre leurs dents, d'où l'expression anglaise « to bite the bullet ».
  • Le voyage entre l'Angleterre et le Canada, que l'on fait aujourd'hui par avion en quelques heures, pouvait prendre jusqu'à trois mois en bateau en 1812.